Comment Y combinator, le 1er accélérateur de startup au monde créé par Paul Graham, est devenu aussi puissant ?

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7 février 2011. 11h37. Silicon Valley.

Le thermomètre affiche 18° degrés. 

Le vent matinal qui s’engouffre dans les rues de Mountain view oblige Sagar Shah a remonter la capuche de son hoodie.

Mais ce n’est pas pour cela qu’il frissonne. Lui et ses deux compagnons ont rendez-vous avec Paul Graham.

De ce rendez-vous dépend l’intégration de leur start up CampusCred dans Y combinator, l’accélérateur le plus prestigieux de la Silicon Valley.

Autant dire pour les trois entrepreneurs qu’il s’agit de l’avenir de leur startup.

Le rendez-vous démarre sur les chapeaux de roue. 

Sagar Shah, le CEO est venu avec ses deux associés, Brian Campbell, le commercial et Ben Pellow le développeur.

Et même Brian sent son assurance de commercial baisser d’un coup. 

Assis en bout de table, les trois hommes se sentent tout petits face aux quatre fondateurs de Y Combinator

Je vous emmène aujourd’hui sur les pas de la plus connue des écoles de startup dans le monde, Y Combinator. Vous allez  vivre aux côtés de Sagar, Brian et Ben les trois mois les plus exaltants et les plus difficiles de leur vie d’entrepreneur. Une histoire imaginée sur la base de la réalité vécue par les startups qui passent par l’accélérateur fondé par Paul Graham.

J’en profite d’ailleurs pour vous solliciter car je viens de lancer un Patreon pour financer ce podcast.

Pour m’aider => https://www.patreon.com/lapprenti

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Le podcast

Comment Y combinator, le 1er accélérateur de startup au monde créé par Paul Graham, est devenu aussi puissant ? L'apprenti

Table des matières

Candidature dans la Silicon valley

La sélection chez Y Combinator

L’accélération 

Démo day 

Épilogue

Sources

Candidature dans la Silicon valley

Mi-décembre 2010, Sagar Shah est revenu à Londres pour fêter les fêtes de fin d’année en famille.  

Il a laissé en Californie ses deux associés Brian Campbell et Ben Pellow. Les trois hommes se sont donnés quelques jours pour réfléchir. Ils cherchent comment accélérer le développement de leur Startup : CampusCred.

En attendant, Sagar Shah surfe sur internet, sans idées précises.  

De lien en lien, il finit par tomber sur un article intitulé “L’ascension du gentleman hacker”. Moins que l’article, c’est le blog sur lequel il est hébergé qui l’intrigue.

paulgraham.com

Le nom lui est familier. 

Deux liens plus tard, il a basculé sur le site Hacker News.

Et Hacker News n’est autre que le média de Y combinator, l’accélérateur de startups le plus réputé de la Silicon Valley. 

Paul Graham en est le fondateur.

Sagar, presque par désoeuvrement, commence à regarder les conditions d’intégration de l’incubateur.

Après tout pourquoi pas ?  

Il sursaute. 

S’ils veulent concourir, il leur reste une semaine pour postuler à la session d’hiver.

Sachant qu’Y combinator est hyper exigeant et que seulement 3% des postulants sont acceptés. 

Sagar voit néanmoins son enthousiasme monter au fur et à mesure de ce qu’il comprend de l’incubateur et surtout de son fondateur, Paul Graham.

Ce dernier est le fondateur de Viaweb, une des premières solutions de boutique en ligne. Il l’a revendu pour prêt de 50 millions de dollars à Yahoo. 

Ajoutez à cela que c’est un développeur reconnu par la communauté des Hackers.

Paul possède la légitimité du business et celle de la Tech.

Pour Sagar, les choses sont claires, CampusCred doit postuler.

En bon  CEO, il passe à l’action. Il est 15 heures à Londres, l’heure idéale pour réveiller la Californie. 

Hi Ben, c’est Sagar. Écoute, j’ai trouvé la solution pour accélérer CampusCred ?

Hey man, il est 7 heures du mat’ ! Tu ne pouvais pas me passer un mail ? 

Sans prendre le temps d’une réponse, Sagar enchaîne:

« Non, il faut que tu me dises oui tout de suite, on a une semaine pour emporter le morceau. »

Et pour emporter le morceau auprès de son interlocuteur, il décide de le toucher sur sa corde sensible : la technique.

« Tu sais que Paul Graham est l’un des fondateurs de Y combinator. »

La figure de hackeur reconnu a fait mouche auprès de Ben.

Quand les deux hommes raccrochent, c’est acté : CampusCred va postuler. 

Un appel au troisième fondateur, Brian Campbell, conclut l’affaire. 

C’est une pure formalité, Brian, comme tout bon commercial qui se respecte, est toujours partant.

Reste à postuler via  le formulaire en ligne et ce n’est pas une mince affaire.  

Un rapide point entre les trois entrepreneurs leur fait vite comprendre que la concurrence est rude. 

Pour chaque session, plus de 1000 startups postulent.

Les qualités requises ?

Une équipe soudée, des chiffres et une ambition démesurée. 

Le problème à résoudre ? 

Le coût des activités extra-scolaires pour les étudiants. 

Campus Cred  offre aux étudiants du campus  des prix avantageux auprès des différents commerces et autres salles de sport autour du campus.

L’équipe ?

Ben, Sagar et Brian se connaissent depuis Berkeley mais sont soudés comme les doigts d’une main. Surtout depuis que la police les a arrêtés à trois heures du matin en train de coller des affiches CampusCred sur le Mac Do local.

Les chiffres ? 

Ils sont là, enfin à l’échelon local. Le site fonctionne et ils ont signé avec de nombreux commerçants auprès de Berkeley.

L’ambition, ils n’en manquent pas. Enfin, peut-être pas sur la même échelle que les attentes de Y combinator.

Une semaine plus tard, ils postulent.

Début janvier, ils reçoivent un mail. Ils ont décroché le graal : l’entretien avec les fondateurs

L’aventure peut commencer.

La sélection chez Y Combinator

Ce matin, les trois fondateurs de CampusCred ont du mal à faire part de leur sentiment.

Entre la pression de l’entretien et l’envie de réussir, qu’est-ce qui prend le plus de place ?

Le pitch de sélection  de Y combinator s’apparente à un tour de manège sur des montagnes russes.

10 minutes intenses, ponctuées d’accélérations folles et de descentes abyssales.

À peine Sagar prend-il la parole que Paul le coupe sèchement.

« Je ne comprends pas. Vous dites que vous avez de la traction mais vous n’êtes que sur un seul campus ! Pourquoi ne pas attaquer tous les campus directement ?

Sagar se décompose, bredouille une réponse sans conviction. Brian le regarde interloqué – hors de question de laisser passer ça. 

« Oui, c’est vrai mais nous sommes sur le campus de Berkeley. Si ça marche ici, ça fonctionnera forcément sur les campus du monde entier. « 

Paul écoute, jauge, juge; ses partenaires enchaînent avec deux autres questions.

Le jury vient d’entendre à ce moment là ce pourquoi Y combinator attire les plus gros investisseurs : une ambition démesurée. 

Les dix minutes sont écoulées.

Le jury n’a même pas besoin de se concerter pour annoncer la sentence.

Campuscred peut intégrer Y combinator.

Brian, Sagar et Ben sont pris pour la cohorte d’hiver. Une session avec 43 autres startups. 

Ils partent sur un conseil de Jessica : aller discuter avec d’autres alumni pour comprendre ce qu’est réellement Y combinator. 

Traînant dans les couloirs, ils finissent par atterrir dans la cafétéria. 

À cette heure de la journée, elle commence doucement à se remplir. Le brouhaha des chaises ikéa que l’on bouscule se mélange aux conversations. 

Beaucoup de postulants au sein de cette étrange et déjà mythique pièce au mur Orange.

Les fondateurs de CampusCred se calent à une table avec deux jeunes startupers passés par l’accélérateur. 

 La plus jeune, Sloane, est ravie de partager son expérience.

Franchement j’ai à la fois kiffé et morflé ! Sur le papier c’est cool, tu vois. ! Pendant trois mois, tu dédies tes journées à ton projet. C’est comme un culte ! Tu vis 24/24 dans la valley avec tes collègues, tu penses projet, tu vis projet, tu dors projet. À la fin tu as tellement accéléré que les investisseurs n’ont plus qu’ à verser au pot pour accompagner ta croissance ! 

Brian et ses associés boivent ses paroles. 

En vrai, c’est dur, très dur. Tu bosses H 24, ton développeur crache du code à s’en vider les tripes. Tu passes ta vie à itérer ton projet, à relancer les anciens de Y combinator pour avoir des retours d’expérience ou à te prendre les foudres de Graham dans la figure lors des office hours. 

Impressionné, les trois postulants acquiescent silencieusement. 

  • Et le demo day ça se passe comment demande Ben ?

Franchement, ça je te laisse le découvrir – répond Sloane sourire en coin mais il faut bien que tu comprennes qu’aucune région dans le monde ne dispose d’un tel réseau d’investisseurs. La région concentre la moitié du capital-risque américain et le cinquième du capital-risque mondial !

Sloane se lève sur ces paroles.

Il faut que j’y aille les gars. Tenez-moi au courant !

En la voyant s’éloigner au milieu de tables de la cafétéria, Sagar se fait la réflexion que c’est  l’une des rares femmes présentes.  

De leur côté, Ben, Brian et Sagar  n’ont pas le temps de sabler le champagne, il leur faut trouver un hébergement à Mountain view. 

L’accélération 

Premier mois

Ça fait quinze jours que Ben, Sagar et Brian ont emménagé dans ce petit appartement sur Jackson Street à 10 mn en voiture des bureaux de Y Combinator.

Trois pièces et un salon submergé de cartons de pizza à emporter.

En vrai, ils n’ont pas chômé depuis le discours d’accueil de Paul Graham.

Celui-ci, arborant son costume trois pièces, comprendre Claquette / chaussette / Bermudas à commencé par doucher les enthousiasmes. 

En entrant à Y combinator, vous n’avez pas réussi ! Au contraire  90 % d’entre vous vont échouer !

Paul sûr de son effet, laisse planer un silence douloureux

Et l’un d’entre vous gagnera plus que tous les autres réunis.. 

Il s’ensuit une présentation du programme et de ce que Paul attend d’eux.

Au moment des questions réponses, c’est un Brian tout excité qui prend la parole.

  • Est-ce-que tu peux nous en dire plus sur le demo day et la place des investisseurs Paul ?

Paul sourit et croise ses mains comme s’il adressait une prière:

  • Rien ne sert de lever des capitaux trop vite. Votre startup doit d’abord se concentrer sur le produit. L’objectif de Y Combinator ? Accélérer la phase de développement du produit jusqu’à ce que la croissance soit lancée. L’argent de l’investisseur est consacré au financement de cette croissance.

Le produit, Sagar est obsédé par ça. 

Un point sur lequel Paul Graham à insisté lors de sa présentation

Le reste du temps est passé à développer, réfléchir à de nouvelles fonctionnalités, les implémenter. Bref, à améliorer le produit.

Au prix de la fatigue du développeur de l’équipe. 

Deuxième mois

Pour fêter le second mois, les fondateurs de Y combinator ont invité à leur traditionnel dîner du mardi : Jan Koum,  le créateur de Whatsapp, une start up en train d’exploser.

Ben est soulagé par la perspective du dîner. Il n’en peut plus de ses journées passées à coder.

Sur place, Brian  repère dans la foule Steeve, un autre développeur.

Ils discutent sur leur boulot de la semaine et sur les technos utilisées. 

À vrai dire, ils se sentent moins seuls entre développeurs à qui CEO et commercial ne cessent de demander de nouvelles fonctionnalités.

À table, ils se retrouvent à côté de Jessica Livingston. 

Impressionnés par la présence à leur côté de la cofondatrice de Y combinator, ils n’osent prendre la parole.

Jessica, très à l’aise, bombarde pourtant Brian de question. Elle lit la fatigue  sur les traits du jeune homme. 

Au  bout de deux, trois questions sa perspicacité légendaire fait mouche

Elle entend le ras le bol de Ben. Sans fard, elle lui déclare

Y combinator est aussi le bon moment pour faire des choix, tu sais. Tu vois Ben, quand Paul et moi on a monté notre accélérateur. J’ai quitté un job tranquille dans une banque d’investissement de Boston pour cette  aventure. J’ai troqué salaire et confort contre incertitude et précarité. J’ai fait ce choix en conscience.  Un choix que tu dois faire si tu ne veux pas souffrir. 

L’intervention de Jan Koum laisse peu de place dans les souvenirs de Brian. De ce dîner ne reste que la question de Jessica : faire un choix.

Troisième mois et dernier mois

Ben est crevé, il n’en peut plus. 

C’est le cas aussi pour Sagar et Brian, l’équipe tire la langue et l’ambiance s’en ressent.

Ce matin, les trois hommes ont rendez-vous pour un office hour avec Paul Graham.

Paul capte tout de suite l’ambiance morose. Une fois n’est pas coutume, il se veut rassurant.

« Écoutez les gars, ça fait un mois que je vous observe. Je peux vous dire un truc. Les startups qui réussissent le mieux sont celles qui suppriment complètement les distractions. 

Vous êtes dans les clous. »

Face au manque de réaction en face, il enchaîne en rappelant le rôle de Y combinator. 

« Mettre les fondateurs en contact avec les bonnes personnes. Fournir un maximum d’informations et d’inspiration aux start-ups.  Au final, leur ouvrir la voie vers une levée de fonds réussie. »

C’est notre job. Faîtes le vôtre, travaillez le produit en lien avec vos utilisateurs ! 

En face lui un silence inquiet.

Paul sent que celà ne sert à rien d’insister. Il vire son braquet.

« Venez avec moi à la cafétéria, je vais vous raconter une histoire. »

Sur place, il se serre un gobelet de cappuccino, regarde sa montre et enchaîne:

« Quand j’ai créé Y combinator en 2005, je voulais faire deux choses. Créer une boîte qui puisse à la fois investir dans les startups et aussi travailler avec mes complices de toujours Trevor  et Robert. Ça n’ a pas marché immédiatement. malgré le fait que je sois un entrepreneur reconnu et un hacker. »

A ce stade de son discours, il glissa un clin d’œil au développeur de l’équipe.

« Parce que fonder une start up, c’est autre chose comme je le dis dans mes conférences. »

Et Paul de conclure dans un grand sourire:

« Les anciens sont là pour répondre à vos questions tant existentielles, que sur le code ou le produit. »

À peine la pĥrase terminée, Paul écrase son gobelet et quitte la salle en saluant l’équipe d’un Good luck guys, hilare.

De la chance, il vont en avoir besoin le demo day est dans 5 jours.

Démo day 

La salle bruisse  comme une ruche autour de la reine. 

Partout des chaises qui bougent, des gens qui s’installent. Difficile de savoir qui est qui.  Ici, même le représentant de Sequoia Capital (investisseur notamment d’Apple, yahoo) se balade en chemisette, short et sneakers. 

Comme d’habitude, Y combinator a trié les investisseurs sur le volet invitant de préférence ceux qui ont déjà investi dans l’accélérateur.

Comme c’est le cas de Sequoia Capital qui a investi 1,75 million de dollars en 2009,  et largement contribué à la levée de fonds de 6 millions de dollars, en 2010. 

Yuri Milner et Ron Conway – deux investisseurs stars de la Silicon Valley sont même présents 

Cette année-là et les suivantes, ils vont systématiquement investir 150 000 dollars dans tous les projets. Sans même les regarder.

Cet argent transforme l’accélérateur en super fond d’investissement. Un capital qu’il investit dans ses start up à hauteur de 7% dans la plupart des start up.

Mais pour Paul l’argent est un outil, ce qu’il veut d’abord, c’est enseigner, transmettre.

Pour Sagar et ses associés, c’est le grand oral. Ils travaillent leur numéro sans relâche depuis deux jours.

Un ancien de Y combinator leur a expliqué de bien travailler leur rôle:

Les investisseurs doivent avoir en face d’eux une équipe soudée où chaque membre exprime sa singularité.

Sagar endosse le costume du CEO : produit, vision et pragmatisme, il dirige et impulse.  

Brian celui du commercial, enthousiaste, l’homme obsédé par les chiffres et les résultats. 

Ben a choisi , il est le chief technical officer, à la pointe de la technique et au service des fonctionnalités.

Leur présentation se termine sur un murmure d’approbation.

Plus tard, lors des échanges avec les potentiels investisseurs, les premières touches se font tranquillement. Notamment Sequoia qui via son représentant s’engage à investir à hauteur de 200 000 euros.  

Campus Cred est lancé. Ben, Brian et Sagar sont tout simplement épuisés. 

Sur leur profil linkedin, ils arborent maintenant le badge YC 2011.

Épilogue: Y combinator, Jessica Livingston et Paul Graham

Londres. Septembre, 2021.

Ben est venu rendre visite à Sagar. Il a sauté sur l’occasion dès qu’il a pu à nouveau voyager.

La pandémie est passée par là.

Elle a évidemment aussi touché Y combinator qui a vu sa session 2020 se passer entièrement à distance. De l’entretien de sélection au Demo day.

En attendant, Ben flâne le nez en l’air dans les rues de Londres, l’Europe est tellement différente.

« Hey Ben ? Une voix l’interpelle dans la foule – Ben hum .. Pellow ! »

Il se retourne et met quelques seconde pour identifier la femme en face de lui.

Jessica Livingston.

« Oh Jessica !? Vous vous rappelez de moi ? »

« Ben, comment ne pas me rappeler de vous ? Je revois encore vos sourcils froncés dans la cafétéria de Y combinator. »

Ben sourit nerveusement et comme 10 ans auparavant, il ne sait pas quoi dire. Jessica, elle, est toujours aussi à l’aise.

« Ça fait toujours du bien de revoir des anciens. Surtout depuis que Paul a laissé la direction de Y combinator à Sam Altman. La boîte demandait un gestionnaire et ce n’est clairement pas le truc de Paul. »

Ben revoit dans sa tête le hacker rigolard qui adorait écrire dans ses mails “Je te mets dans la boucle”. Effectivement, pas  trop la tête d’un gestionnaire.

Jessica enchaîne:

« J’ai profité de cette année particulière pour quitter Y combinator.  Je n’ai pas été très présente pour mes enfants quand ils étaient petits, et maintenant qu’ils ont 7 et 10 ans, je ne veux plus perdre ce temps. « 

D’un seul coup, elle met fin à  la conversation comme elle l’a commencé. 

Ben reprend sa promenade, essayant d’imaginer la nouvelle vie de Paul  qui partage désormais son temps entre la programmation et l’écriture d’essais. 

Lui et Jessica retournent une fois par an dans la Silicon Valley pour prendre le poul des startups.

En quittant Ben, Jessica lui a  même glissé

« Nous retournerons probablement nous  installer un jour dans la Silicon Valley. »

Une phrase qui fait dire à Ben alors qu’il traverse Byward Street

Et ça c’est une autre histoire.. 

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Sources

YC: The new grad school

11 Notes on Y Combinator

Paul Graham Steps Down From Y Combinator, Installs a Younger Model

Meet Generation Y: The inside story behind Y Combinator

https://medium.com/mbreads/book-summary-the-launchpad-b1f7c0618825#:~:text=The

CC#21: A Brief History of Y-Combinator

How Y Combinator Started

Timeline of Y Combinator

Le clan des startuppeurs tricolores à l’assaut du Y Combinator

YC, la Mecque des entrepreneurs

Jessica Livingston, le radar social de Y Combinator

Paul Graham Will No Longer Lead Y Combinator

Y Combinator | Wikiwand

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