Pinterest: comment une Française, Françoise Brougher, a vaincu le sexisme dans la Silicon Valley ?

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9 janvier 2020. San Francisco.

Le soleil traverse les bureaux vitrés du 651 Brannan Street, le siège de Pinterest, le réseau social spécialisé dans le partage d’images design et léchées.

Françoise Brougher, directrice de l’exploitation de Pinterest,  pénètre dans les bureaux à 8h57.

C’est son 3e jour dans les locaux, après plusieurs mois d’absence dû à un gros souci de santé.

1er comité de direction depuis son retour, elle a hâte de se remettre aux choses sérieuses.

C’est donc d’un pas pressé qu’elle rentre dans l’ascenseur, avant de rejoindre l’une des salles de réunions au dernier étage du bâtiment.

Quelques minutes plus tard, Todd Morgenfeld, le directeur financier, grand blond, l’allure sévère lui emboîte le pas , suivi par Ben Silberman, le CEO et fondateur de Pinterest.

Mais la réunion ne se passe pas exactement comme prévu.

Todd a besoin de Françoise sur un projet et il cache mal son agacement face aux demandes de précisions de son interlocutrice.

À bout, il finit pas lâcher un méprisant :

De toute façon, tu n’as rien d’autre à faire, non ?

Françoise, choquée, ne réagit pas, sans doute attend-elle une réaction  du CEO de Pinterest qui ne bronche pas non plus, faisant mine de ne pas avoir entendu la remarque de son collaborateur.

Aujourd’hui, je vous emmène sur les traces d’une française, Françoise Brougher, cadre dirigeante et victime du sexisme ordinaire de la Silicon Valley. Une femme renvoyée à son statut de femme qui va se battre pour changer la donne.

Pour écouter le podcast

Pinterest: comment une Française, Françoise Brougher, a vaincu le sexisme dans la Silicon Valley ? L'apprenti

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Table des matières

Françoise Brougher, une professionnelle reconnue dans la Valley

L’arrivée chez Pinterest: un culture masculine et une culture du secret

Exclue de l’introduction en bourse et une rémunération amputée

Françoise virée, elle décide de se défendre

Une victoire pour elle et une victoire pour les femmes

Françoise Brougher, une professionnelle reconnue dans la Valley

Françoise  Brougher , né Casals,   est une minot comme on dit à Marseille.. Enfant dans les années 60, c’une jeune fille issue de la classe moyenne comme tant d’autres à l’époque.

Son père est professeur de collège et sa mère, journaliste locale, fait partie des premières femmes journalistes de Marseille dans les années 50.

Chez les Casals, la culture est sacrée, les 2 parents  lecteurs acharnés, transmettent à Françoise leur goût du livre.

Dans l’immense bibliothèque familiale, l’adolescente timide dévore les livres de Science-fiction et se passionne pour le Japon.

Très tôt, Françoise se révèle douée pour les études et sans surprise, elle intègre une école d’ingénieur à Lille. En quittant le cocon familial, elle quitte aussi la mort dans l’âme Marseille la ville qui l’a vu grandir.

En 1989, elle intègre  l’Oréal pour vivre son rêve japonais en dirigeant une usine près de Tokyo.

Une expérience qui va bouleverser sa vie. Les expatriés sur place lui font prendre conscience de son potentiel et lui conseillent de faire un MBA.

Admise, peu après,  dans le très sélect MBA de Harvard, elle y rencontre celui qui deviendra son mari, Bill Brougher.

Elle enchaîne diverses expériences dans la Valley,avant de rejoindre  Google en 2005.

Elle démarre alors une carrière qui fait d’elle une des dirigeantes les plus respectées et reconnues de la Valley, encore aujourd’hui.

Son 1er tour de force et pas des moindres est d’avoir convaincu les fondateurs Larry Page et Sergey Brin, les fondateurs de google de racheter Youtube.

Elle se spécialise ensuite dans la publicité et est nommée vice-présidente de google seulement dix-huit mois après son arrivée.

Françoise dirige alors 6.000 personnes et fait même grimper les ventes en ligne de 8 à 16 milliards de dollars en quatre ans.

8 ans plus tard, elle rejoint Square, la startup de paiement en-ligne de Jack Dorsey, fondateur de Twitter.

Chez Square, elle accélère la commercialisation et rejoint une équipe de direction majoritairement féminine. Dorsey, à l’époque,  « cherche des opinions divergentes avec la franchise comme  maître mot.

Elle amène alors la startup jusqu’à l’introduction en bourse.

Si Françoise , ces années là reste une femme discrète, elle s’affirme comme une professionnelle volontaire et surtout efficace dans tout ce qu’elle entreprend.

Elle est vue dans la Valley comme un équivalent de Sheryl Sandberg, actuelle directrice des opérations chez Facebook, une femme qu’elle a d’ailleurs remplacé chez Google.

Fin 2017, un ami lui envoie une offre pour un poste de numéro 2 d’une des plus belles startup du moment. Un poste parfait pour elle, la professionnelle qui adore les challenges.

Mais les choses ne se passeront pas comme elle l’avait imaginé.

L’arrivée chez Pinterest: un culture masculine et une culture du secret

Pinterest a été créé en 2009 par Ben Silbermann.

L’entreprise se revendique comme plateforme de partage des images tendances. L’outil permet de se constituer des galeries d’un monde idéalisé. Designer et architecte d’intérieur l’utilisent d’ailleurs beaucoup pour trouver des visuels inspirants.

Pour faire simple, c’est le Google des belles images.

Fin 2017-Début 2018, le site compte plus de 200 millions d’utilisateurs mais ne génère pas encore suffisamment de revenus.

Ben, le fondateur, cherche donc un directeur des opérations qui comprend la publicité en ligne et surtout va aider la société à préparer l’introduction en bourse.

Un poste taillé sur mesure pour Françoise qui l’a déjà fait chez Google et surtout chez Square.

Françoise accepte le poste en mars et démarre le 12 mars 2018. Elle devient officiellement la numéro 2 de l’entreprise.

En moins de deux ans, elle fait passer alors le CA de 500 millions de dollars à 1,1 milliards. Tout cela avec une équipe de 700 personnes sous ses ordres.

Pourtant son arrivée et son intégration ne se sont pas faites sans mal. Très vite,  elle découvre un envers du décor beaucoup moins reluisant que les images de la plate-forme. Plus tard, elle témoigne même :

« Les décisions importantes étaient prises dans des conversations en dehors des réunions, entre Ben et deux ou trois de ses lieutenants, invariablement des hommes. C’était le prototype du ‘boys club‘ : ça fait dix ans que je travaille avec les mêmes personnes, ils me ressemblent, je leur ressemble, je sais qu’ils vont faire ce que je leur dis. »

Tout cela est très loin de la culture de transparence radicale dont elle a fait sa marque de fabrique  chez Google et Square.

Ben Silberman est pourtant très conscient des problèmes de transparence au sein de ses équipes. Des équipes qui  ne se parlent pas et s’évitent. Clairement,  Ben souhaite s’appuyer sur Françoise pour changer les choses.:

« Françoise, j’aimerais compter sur toi pour représenter notre nouvelle valeur, « care with candor » (« se soucier de ses équipes tout en cultivant la franchise) « 

Françoise pousse alors les employés à mieux se connaître et surtout à se faire confiance en multipliant les occasions de rencontres informelles: randonnées, cuisine, dessin…

Elle met aussi en place des processus de communication et de coopération, elle prend la parole sur le sujet et le bien fondé pour l’entreprise et les salariés d’une coopération avec franchise.

Malheureusement cela ne suffit pas,  la culture du secret imprègne Pinterest et notamment ses cadres dirigeants.

Il en résulte un turnover élevé que les décisions de Françoise n’arrivent pas à faire baisser. Encore une fois Françoise en fait le constat plus tard :

« Dire ce que vous pensiez vraiment était toujours dangereux chez Pinterest ».

En 2019, les choses vont aller de mal en pis pour Françoise.

Exclue de l’introduction en bourse et une rémunération amputée

Début 2019, Françoise a deux challenges à relever. Sa mission de porte-parole et de transformation des équipes en portant la valeur « prendre soin avec franchise » et l’introduction en bourse de Pinterest.

Cette dernière se révèle d’ailleurs comme le déclencheur de ce qui va suivre. En épluchant les documents d’introduction en bourse, elle découvre horrifiée que son package de rémunération est 37% plus bas que ceux de ses collègues masculins du board.

Elle est payée un tiers de moins que ses collègues hommes sur le dossier qu’elle porte personnellement : absurde, selon elle.

Elle ne se laisse pas  faire, elle sollicite un RDV avec Ben et lui rappelle les conditions très claires, négociées lors de son embauche.

« Ben, je ne comprends pas, les conditions de ma rémunération ne sont pas du tout identiques à ce que l’on s’était dit. »

Ben gêné, la tête dans les épaules, s’enfonce  dans son siège et botte en touche.

“Contacte les RH, c’est eux qui gèrent cette partie.”

Finalement, elle obtient une réévaluation de sa rémunération.

Mais cet événement va en entraîner d’autres.

En mars 2019, elle constate  qu’elle est écartée du Road Show à Wall Street. Le fameux tour des investisseurs avant l’introduction en bourse.

C’est bien elle qui prépare les slides de présentation, mais elle ne  participe pas au Road show alors qu’elle est la seule dirigeante à avoir mené de bout en bout une introduction en bourse.

Pour elle, la décision est irrationnelle.

Elle sollicite à nouveau Ben mais cette fois, il ne  répond pas.

Le 18 avril 2019, Pinterest est introduit en bourse avec succès.

Mais la vie et le statut de Françoise au sein de Pinterest  ont changé.

Elle cesse brutalement d’être invitée au conseil d’administration puis aux réunions de l’équipe produit.

Personne ne lui dit pourquoi.

En novembre 2019, Françoise est opérée d’urgence pour un problème médical grave et est arrêtée plusieurs semaines jusqu’au début 2020.

On la retrouve donc ce jour du 9 janvier 2020 à la réunion des directeurs de Pinterest en présence de Ben Silbermann et de Todd Morgenfeld, le directeur financier.

Ce dernier, agacé depuis le début par cette femme qui bouscule ses stéréotypes tient enfin sa revanche. Sans vergogne, il profite de la situation de fragilité de Françoise, à peine revenue dans l’entreprise. Agressif, il affirme  qu’il ne sait pas ce qu’elle fait de ses journées.

Il pousse même jusqu’à la condescendance en soulignant qu’il est normal qu’elle l’aide car elle en a besoin.

Face à cet échange, Ben, le CEO,  se révèle étonnamment absent.

La relation de Françoise avec Todd s’envenime encore quand, fin janvier, pour les évaluations de de l’année entre pairs, Todd mentionne dans son retour sur elle : tu parles trop, tu es agressive.

Aucune mention n’est faite  de ses succès commerciaux monstrueux en 2019 avec un doublement du CA.

Prise au piège de la culture toxique de Pinterest, elle doit se taire, elle dérange.

Pour Françoise, c’est la révélation, elle comprend qu’elle est victime d’un biais ; celui d’être une femme. Elle,  qui a été élevée avec sa mère comme modèle, l’une des premières journalistes femme de Marseille, prend conscience que l’égalité n’est pas la même partout et surtout pour toute. D’autant plus que jusqu’ici, elle a toujours travaillé avec des boss qui la voulait pour ses compétences et son expertise.

« Si j’étais un homme, j’aurais été considérée comme audacieuse et réfléchie. En tant que femme, j’ai « abusé de mon énergie et de mon éthique de travail ».

Ce constat galvanise Françoise, bien décidée à ne pas se laisser faire. D’ailleurs,  d’autres femmes de Pinterest commencent à la contacter pour partager leurs difficultés à réussir dans cet environnement.

La plupart sont en demande de conseils pour faire face à l’exclusion ou à la sous-évaluation.De nombreuses femmes ont le sentiment d’avoir été sous-classées à l’embauche et de ne pas être promues.

Entre-temps, sur les conseils du CEO, Ben, Françoise appelle Todd pour parler de l’évaluation et de ses retours. Très vite  la conversation dérape.

Todd répond: « Je m’en fous » et lui raccroche au nez.

Elle informe Ben de la situation et notamment  les remarques dédaigneuses de Todd…

Ben botte en touche à nouveau :

“ Vas voir les RH, pour gérer ce conflit »

Pourtant une semaine plus tard, ce n’est pas le conflit que Ben va résoudre. Il va aller plus loin et pas forcément dans le sens de Françoise.

Françoise virée, elle décide de se défendre

2 avril 2020. Los Altos Hills, banlieue chic de la Silicon Valley.

Installée dans sa maison depuis quelques semaines, Françoise, confinée, travaille depuis chez elle.

Elle continue de gérer son équipe de 750 personnes à distance et enchaîne les rdv en visio ou au téléphone. Son chien nonchalamment assoupi à ses pieds.

Ce matin-là, elle reçoit un appel de la DRH, Jo Dennis. Prévenante, cette dernière lui glisse juste quelques mots avant de raccrocher.

« Je veux te préparer à ton appel de demain avec Ben, le CEO. Ton travail va changer. »

Françoise lui répond:” Intéressant… tu peux m’en dire plus ?”

“Non, je ne peux pas.” lui répond Jo

Françoise agacée rétorque:

« Ne me fais pas perdre mon temps. Mets Ben dans la boucle ! »

Quelques minutes plus tard, une invitation de Ben apparaît sur l’agenda de Françoise.

Et 10 minute plus tard, elle a Ben en visio.

Ben, lapidaire,  lui reproche son manque de collaboration et lui annonce qu’elle doit quitter la société.

Oui Françoise Brougher, la numéro 2 de Pinterest est virée en 10 minutes sans autre forme !!

Il termine son appel en demandant à Françoise de finaliser son départ directement auprès des RH.

Françoise  s’asseoit abasourdie sur son canapé, les yeux humides et regarde de longues minutes le ciel.

Mais comment en est-on arrivé là ?

Elle met quelques jours à s’en remettre, mais consciente maintenant qu’elle subit  une discrimination pure et simple, elle décide ne pas se laisser faire.

Elle a identifié le problème et compte bien y remédier.

Elle refuse tout net de signer l’accord de confidentialité qui lui est proposé.

La discrimination dont elle fait l’expérience chez Pinterest est différente de la ‘bro culture’ pour laquelle tellement d’autres sociétés technologiques sont célèbres. C’est plus sournois, mais pas moins insidieux et dévastateur.

En clair, on lui demande de se taire et de respecter ses collègues hommes.

Ce qu’elle paye ? Sa franchise, sa franchise et son sexe.

Et ça, elle a bien l’intention de  le prouver.

Selon Pinterest, elle est licenciée non pas pour les résultats obtenus, mais pour ne pas avoir été « collaborative ».

En vrai, elle  est surtout licenciée pour avoir dénoncé la discrimination rampante, l’environnement de travail hostile et la misogynie qui imprègnent Pinterest.

Son départ se fait dans la plus grande indifférence quelques semaines plus tard avec un chèque de quelques mois de salaires.

Mais Françoise ne compte pas en rester là.

Elle contacte un cabinet d’avocat et le 11 août 2020 dépose une plainte pour discrimination de genre contre Pinterest.

Puis elle publie un article sur internet au titre évocateur :  The Pinterest paradox : cupcakes and Toxicity (Le paradoxe Pinterest: gâteau et toxicité)

L’article, relatant son expérience de femme dirigeante chez Pinterest,  fait le buzz. Il est vite repris par les médias puis par des entrepreneurs de la tech.

Pinterest est montrée du doigt.

Trois  jours plus tard, les salariés de Pinterest organisent même une grève en signe de protestation.

La revendication de Françoise la dépasse, elle devient celle des femmes au sein d’un monde de la Tech souvent misogyne et toxique.

Une victoire pour elle et une victoire pour les femmes

Pinterest retrouve du jour au lendemain ses pratiques toxiques affichées dans la presse et doit faire face à une société civile qui ne tolère plus de tels agissements.

Ben Silberman, le CEO se retrouve au cœur de la  tourmente.

Fin novembre 2020, un groupe d’actionnaires minoritaires de Pinterest porte plainte contre le PDG et sa garde rapprochée pour « n’avoir rien fait face à ces accusations de discrimination ».

Acculé, Ben Silbermann engage un audit et prend plusieurs mesures, dont la nomination de deux femmes de couleur au conseil d’administration.

Ben embauche un responsable de l’inclusion et de la diversité et décide de rendre les informations sur les salaires plus transparentes

Mais le mal est fait.

2 autres femmes afro-américaines, ex salariées de Pinterest dénoncent à leur tour la culture sexiste et raciste de Pinterest dans la presse.

« J’ai découvert que j’avais été embauchée à un niveau inférieur que celui correspondant au travail que je faisais. Quand j’ai soulevé le problème, j’ai fait face à des représailles dans mes performances annuelles » raconte Ifeoma Ozoma.

Françoise, en lançant son action en justice, sait qu’elle brise sa carrière. Avec les retombées médiatiques, elle restera celle qui a poursuivi son employeur.

Peu importe pour Françoise qui traite ce problème comme tous les autres de manière volontaire et résolu.

Elle détaille même ses objectifs :

En partageant cette histoire, je veux contribuer à démanteler le système de préjugés sexistes qui persiste malgré les progrès réalisés dans la dénonciation des conduites au sein d’entreprises comme Pinterest. Il est temps d’éliminer les « boys clubs » qui dominent beaucoup trop d’entreprises et de faire de la place à davantage de femmes leaders et à leurs idées.

Et Françoise de poursuivre, un tantinet désabusé :

« À 55 ans, ma carrière est quasiment finie, je n’ai rien à perdre dorénavant ! »

Pour la première fois de sa vie, Françoise prend la parole pour défendre une cause dont elle n’avait pas conscience jusqu’à il y a 2 ans.

Elle croyait avoir brisé le plafond de verre.

Mais elle s’est lourdement trompée.

Et sa lutte fait écho à de nombreuses femmes qui depuis prennent la parole pour dénoncer ces injustices.

Seulement 5% des CEO de la Silicon Valley sont des femmes.

Et si les préjugés contre les femmes sont désormais moins visibles, ils restent néanmoins plus subtils.

Le 14 décembre 2020, Françoise Brougher et Pinterest se mettent d’accord et l’ex directrice des opérations touche 22,5 millions de dollars dont 10% reversés à des fonds qui défendent la cause des femmes.

Une chose est sûr, Pinterest a transformé l’entrepreneuse en activiste de la cause des femmes.

Françoise passe depuis beaucoup de temps avec sa famille et revient à Marseille régulièrement même si elle a dû déplorer la perte de ses 2 parents début 2021.

Riche et libre, elle se consacre de plus en plus à défendre la cause des femmes.

Ben Silberman est toujours CEO de Pinterest et défend maintenant avec ardeur tous les sujets de diversité.

Todd Morgenfeld quant à lui, reste  le directeur financier de Pinterest.

Étonnant, non ?

Mais ça, c’est une autre histoire.

Notes

Comment Françoise Brougher est devenue millionnaire et héroïne des femmes de la tech, les Echos

Françoise Brougher, ancienne dirigeante de Pinterest, porte plainte pour discrimination sexiste contre l’entreprise

Pinterest verse 20 millions de dollars à son ex-COO qui portait plainte pour discriminations sexistes

Pinterest sous le feu des critiques en raison de son attitude sexiste

Françoise Brougher, l’héroïne antimachos de la Silicon Valley – Gauchebdo

https://business.lesechos.fr/entrepreneurs/toujours-plus-haut/role-modeles/0610689141836-francoise-brougher-victime-du-plafond-de-verre-de-la-silicon-valley-343690.php

The Pinterest Paradox: Cupcakes and Toxicity

Pinterest and the Subtle Poison of Sexism and Racism in Silicon Valley

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